Armand Gbédé, un exposant venu du Bénin.
29e édition du Fespaco, entre projections cinématographiques, marchés et prestations artistiques, Ouagadougou vit au rythme du festival. De la place de la Révolution à la Maison du Peuple, de l’Avenue Kwame Nkruma à l’espace Camp Fonctionnaire, l’ambiance est effervescente. Cependant, certains exposants déplorent la morosité du marché. Les festivaliers ne mettent pas la main à la poche, le marché est grincheux.
Par Jean Marc Kambou, collaborateur
Les festivaliers sont contents de l’ambiance de fête dans les sphères du Fespaco. Mais la même ambiance n’est pas vécue chez des exposants ayant loué des stands.
Mariette Sanou, est une exposante venue de Bobo-Dioulasso. Dans son stand, des robes prêtes à porter y sont exposées. Les prix oscillent entre 25 000 et 85 000 FCFA. Elle apprécie bien, l’ambiance festive. Mais, elle déplore le manque de clients. « Le marché n’est pas très animé, mais je reste optimiste. », espère-t-elle.
La « Bobolaise », s’est concentrée sur ses marchandises pour en vendre le maximum. Pour l’instant, elle n’a pas la tête aux films. Mais elle compte quand même en regarder un avant la fin du festival. « Je n’ai pas encore eu l’occasion de voir un film. Mais, je compte bien en regarder un avant la fin du festival », confie-t-elle.

A quelques pas de Mme Sanou, se trouve le stand d’Armand Gbédé, un exposant venu du Bénin. Il propose des médicaments à base de plantes réputés pour lutter contre diverses maladies.
Il est lui aussi, satisfait de l’organisation et de l’ambiance. Toutefois, il relève la timidité des ventes, mais ne perd pas l’espoir. « C’est un bon début, mais il faut attendre que la clientèle se manifeste davantage. Mes produits sont accessibles, avec des prix allant de 1 000 à 5 000 FCFA », explique-t-il.
Du côté des jeunes entrepreneurs, l’enthousiasme est palpable malgré les difficultés. Assamy Zongo et son équipe, exposent des tee-shirts à l’effigie du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré et du logo de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Faute de moyens pour s’offrir un stand à l’intérieur du site, ils ont bénéficié de la générosité d’une dame qui leur a permis d’utiliser son espace. « Le marché est lent, mais nous continuons à promouvoir nos articles. Nous croyons en notre projet », déclare Assamy Zongo.
Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, a débuté le 22 février, et se poursuit jusqu’au 1er mars 2025.
Au fur et à mesure que les jours passent, le marché se bonifie et les festivaliers font des achats, a rassuré un responsable du comité d’organisation.

