Les ministres du commerce et de l’industrie de la Confédération des États du Sahel (AES).
La 3ᵉ réunion des ministres du commerce et de l’industrie de la Confédération des États du Sahel (AES), s’est ouverte le lundi 15 décembre 2025. La rencontre s’est tenue au Centre international des conférences Mahamat Ghandi du Niger. Elle a été présidée par le Premier ministre et ministre de l’Économie et des Finances, Ali Mahamane Zeine.
Par Mahamadi Sawadogo, stagiaire
Placée sous le thème « Quelles réformes pour un secteur privé en harmonie avec la vision de l’AES ? », la réunion a mis l’accent sur la souveraineté économique régionale.
Les échanges ont porté sur la nécessité d’une action collective pour bâtir une économie sahélienne plus autonome.
Les autorités ont souligné l’urgence d’adapter les politiques commerciales et industrielles aux réalités locales.
Dans son allocution d’ouverture, le Premier ministre nigérien a insisté sur le rôle central du secteur privé. Il a rappelé que la croissance durable passe par l’entrepreneuriat local.
À ce titre, il a annoncé l’avancement du projet de banque confédérale dédiée à l’investissement et au développement.
Cette institution est appelée à financer les entreprises locales et à soutenir la valorisation des ressources endogènes.
Les ministres des trois pays membres ont convergé sur plusieurs priorités. Ils ont plaidé pour la transformation locale des matières premières.
Ils ont également évoqué la nécessité d’une industrialisation partagée. L’objectif est de réduire la dépendance extérieure et de créer de la valeur ajoutée au sein de l’espace confédéral. La mise en place de chaînes de valeur intégrées figure parmi les axes majeurs retenus.
Les discussions ont aussi porté sur la fluidité des échanges commerciaux. Les participants ont appelé à l’harmonisation des normes et des politiques commerciales.
Ils estiment que ces mesures sont indispensables pour dynamiser le commerce intra-AES et renforcer la résilience économique de la région.
La réunion a été marquée par la signature de plusieurs conventions. Elles lient les chambres de commerce des pays membres aux structures de gestion des stocks alimentaires.
Ces accords visent à mutualiser les capacités de stockage. Ils prévoient également une meilleure coordination des mécanismes de sécurité alimentaire.

