Le tribunal de grande instance de Ouaga1, a rendu son verdict dans l’affaire des présumés détournements de fonds publics au ministère de l’Action humanitaire. Des peines d’emprisonnement sévères et de lourdes amendes ont été prononcées contre les accusés les quatre accusés
Par Jean Marc Kambou, collaborateur
Amidou Tiégnan a écopé de 15 ans de prison ferme assortis d’une amende de 5,64 milliards de francs CFA. Pétronille Tarpaga a été condamnée à 11 ans de prison et à une amende de 286,08 millions de francs CFA. Salifou Ouédraogo a reçu une peine de 8 ans de prison et une amende de 347,68 millions de francs. Enfin, Philippe Bayoulou a été condamné à 6 ans de prison et 126 millions de francs d’amende.
Le tribunal a également ordonné la confiscation des biens meubles et immeubles des condamnés, à hauteur de 8,54 milliards de francs, au profit de l’État burkinabè. Ces mesures visent à couvrir les amendes et les préjudices financiers estimés à plus de 2,13 milliards de francs.
Les constitutions de partie civile, notamment celles du REN-LAC et de l’État burkinabè, ont été déclarées fondées, obligeant les accusés à verser des compensations symboliques et financières.
En outre, le tribunal a ordonné l’exécution provisoire des sanctions financières et fixé une contrainte judiciaire de 12 mois pour garantir leur recouvrement.
Ces condamnations marquent une étape importante dans la lutte contre la corruption et l’impunité au sein des institutions publiques.
Le verdict met en lumière l’ampleur des détournements et réaffirme l’engagement des autorités à préserver les ressources publiques.

