Le procès pour détournement de fonds publics impliquant Amidou Tiégnan, fonctionnaire au ministère de l’Action humanitaire du Burkina Faso, s’est poursuivi le 9 décembre 2024 avec des échanges entre l’accusé et le Procureur.
Par La Rédaction
Amidou Tiégnan est accusé d’avoir orchestré un vaste système de détournement de fonds destinés à des programmes d’aide humanitaire.
Selon les documents du ministère public, une partie des fonds aurait été transférée à des entités fictives ou utilisée à des fins personnelles.
Des anomalies dans la comptabilité et des témoignages d’employés proches du dossier ont renforcé les soupçons.
Le Procureur a insisté sur la gravité des accusations et leur impact sur les populations vulnérables, qui devaient bénéficier de ces fonds.
Il a mis en avant des preuves documentaires et des transferts bancaires qui, selon lui, pointent vers une fraude bien orchestrée.
Face aux accusations, Amidou Tiégnan a nié toute implication, affirmant qu’il n’avait aucune connaissance des irrégularités signalées.
Il a soutenu que les décisions financières avaient été prises collectivement par une équipe de gestionnaires et que sa responsabilité personnelle dans ce dossier était limitée.
« Ces fonds ont été alloués conformément aux procédures. Je suis moi-même surpris de ces accusations », a déclaré Tiégnan au tribunal.
Il a aussi accusé certains collègues et sous-traitants d’avoir délibérément manipulé les documents pour détourner les fonds sans son consentement.
Échanges avec le Procureur
Les débats ont atteint un point culminant lorsque le Procureur a confronté Tiégnan avec des éléments spécifiques à savoir des signatures sur des documents autorisant des transferts suspects et des échanges électroniques où l’accusé semblait donner des instructions pour contourner des procédures standard.
Le Procureur a demandé :« Monsieur Tiégnan, si vous n’êtes pas responsable, comment expliquez-vous ces anomalies répétées sous votre supervision ? »
Tiégnan, visiblement mal à l’aise, a tenté d’esquiver en insistant sur l’absence de preuves directes impliquant sa personne.
Ce procès intervient dans un contexte de lutte renforcée contre la corruption au Burkina Faso, où de nombreux citoyens demandent une gestion plus rigoureuse des fonds publics.

