Les débris de l'avion après le crash du 24 juillet 2014
Douze ans après le crash du vol Air Algérie AH5017 au nord du Mali qui a fait 116, le procès de la compagnie Swiftair, société espagnole propriétaire de l’avion, s’est ouvert le lundi 9 mars 2026 pour «homicides involontaires.»
Par Yaniss Pognon
Malgré les reports et même le non-lieu prononcé en Espagne, le tribunal correctionnel de Paris a inscrit le dossier à son rôle depuis le lundi 9 mars.
Dans la nuit du 24 juillet 2014, l’avion avait décollé de Ouagadougou en direction d’Alger avant de poursuivre vers Paris.
Quelques minutes après son départ, l’avion disparaît des radars. A bord se trouvaient 116 personnes : 23 Burkinabè, 54 Français, 8 Algériens, 6 Libanais, l’équipage espagnol composé des deux pilotes et du personnel de cabine. Il s’est écrasé près du village de Boulekessi, au Mali. Le bilan est lourd. Aucun survivant.
Fin 2016, les magistrats français qui ont mené les enquêtes rendent publiques les conclusions. Le drame est survenu en raison des défaillances humaines.
L’équipage n’a pas correctement identifié la panne et les deux membres de l’équipage étaient des saisonniers ayant connu de longues périodes d’inactivité. Ils n’avaient effectué aucune heure de vol durant les huit mois précédant le crash.
Pour les experts, ces éléments traduisent des manquements de la compagnie en matière de formation, de maintien des compétences et de préparation des équipages.
Depuis lors, les familles des victimes réclament vérité et justice. La compagnie Swiftair, société espagnole et propriétaire de l’avion qu’elle a loué à l’Algérie rejette toute accusation.

