Le parlement hongrois a voté en faveur du retrait de la Hongrie du Statut de Rome, traité fondateur de la Cour pénale internationale (CPI), une décision annoncée début avril par le Premier ministre Viktor Orbán.
Par Nounpétéh Kambou
Cette décision du premier ministre hongrois avait été justifiée par le fait que la CPI avait perdu son impartialité pour devenir une institution politique, notamment dans le contexte du mandat d’arrêt visant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, reçu à Budapest au même moment.
La Hongrie, membre de la CPI depuis 2001, entame ainsi la procédure officielle de retrait, qui prendra effet un an après la notification à l’ONU. Durant cette période, elle reste légalement tenue de coopérer avec la Cour, notamment en arrêtant et en remettant les personnes visées par des mandats d’arrêt, comme Netanyahu.
Cette décision a suscité une vive réaction internationale. La Présidence de l’Assemblée des États Parties à la CPI, a exprimé sa préoccupation, soulignant que le retrait affaiblit la lutte contre l’impunité. Elle demande à la Hongrie de maintenir son engagement envers la justice internationale.
Des organisations comme la Fédération internationale des droits humains dénoncent ce retrait comme une attaque contre la justice internationale et les droits humains.
Elles appellent l’Union européenne à réagir fermement, notamment en raison des engagements liés à l’adhésion à l’UE.
Enfin, la Hongrie quitte la CPI en dénonçant son biais politique, dans un contexte diplomatique marqué par la visite de Netanyahu. Ce qui soulève des questions sur le respect des engagements internationaux de la Hongrie et sur la réaction de la communauté internationale, rapporte plusieurs sources dont Sputnik.

