Speaker of the Ivorian National Assembly Guillaume Soro gestures as he speaks during the launch of a new movement called 'Political Committee', one week after his resignation as speaker on February 15, 2019 in Abidjan. - Soro is a member of Ivory Coast's President Alassane Ouattara's Rally of Republicans (RDR) party but is rumoured to have fallen out with him. Ouattara nonetheless said there was "no problem" between them, adding: "I do not rule out that he will return." (Photo by ISSOUF SANOGO / AFP)
L’ancien président de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire de 2012 à 2019, Guillaume Soro a décidé de mettre fin à son exil. Il l’a fait savoir dans une déclaration publiée le 12 novembre 2023.
«M. Ouattara a tenté de m’arrêter à l’aéroport d’Istanbul et de m’extrader, par la procédure d’urgence, en Côte d’Ivoire le 03 novembre dernier. Ceci n’est pas discutable.
Depuis ces cinq longues années, son obsession forcenée à me mettre aux arrêts ne s’est jamais flétrie. Pis, elle s’est aggravée.
Après m’avoir fait condamner par une justice émasculée et aux ordres, successivement à 20 ans et à perpétuité, il a entrepris de déclencher contre moi une féroce chasse internationale à l’homme, en dépit des décisions de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, qui a annulé toutes les poursuites contre moi, parce qu’elles étaient, vous le savez bien, politiquement motivées. Sachez-le : dans cette affaire, il ne s’est jamais agi de justice. Mais plutôt de perfidie» a-t-il déclaré
Pour Guillaume Soro, Alassane Ouattara a exigé de la France où je résidais «mon arrestation et mon extradition. Paris, comme vous le savez, a décidé de m’interdire son territoire.»
«Du 14 au 18 février 2022, Alassane Ouattara a effectué une visite officielle en Belgique avec, parmi ses priorités, l’obtention de mon arrestation. Il a expressément exigé que le visa Schengen que je détenais ne soit pas renouvelé. Il a insisté auprès du gouvernement belge pour que ce pays ne me délivre aucun document administratif qui m’aurait permis d’y résider légalement. Ceci aussi est incontestable.Ceci m’a contraint à emprunter une autre destination pour mon exil», a-t-il ajouté.
«C’est pourquoi, ici et maintenant, j’annonce qu’à partir d’aujourd’hui, je mets fin à mon exil», a-t-il dit.
Et d’indiquer «Je refuse d’être un fugitif, d’autant plus que, devant Dieu et les hommes, je ne suis coupable d’aucun forfait qui mériterait un tel châtiment.»
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