Le Président ivoirien Alassane Ouattara.
Dans une récente chronique sur Afomedia, le journaliste et chroniqueur Alain Foka s’est posé une question troublante : existe-t-il une malédiction des élections en Côte d’Ivoire ? À l’approche du scrutin présidentiel prévu en octobre prochain, la situation politique dans le pays de la Lagune Ébrié laisse entrevoir des tensions inquiétantes. L’exclusion de figures emblématiques de la scène politique ivoirienne de la liste électorale semble annoncer des prémices d’une crise susceptible de compromettre la quiétude des Ivoiriens. Que va-t-il réellement se passer ?
Par Jean Marc Kambou, Collaborateur
Dans son émission Parlons vrai, Alain Foka jette les bases d’une réflexion nécessaire pour décrypter les signes avant-coureurs de cette situation délicate.
Doit-on craindre un nouvel embrasement de la Côte d’Ivoire ? Alain Foka n’est pas le seul à s’interroger. Cette perspective, que personne ne souhaite, appelle pourtant à une analyse lucide et profonde pour, peut-être, ramener les « dinosaures politiques » à la raison.
À moins de six mois de la présidentielle, la scène politique est secouée par de vives contestations, notamment autour de la Commission Électorale Indépendante (CEI). Cette dernière a procédé à l’exclusion de candidats de premier plan :
Laurent Gbagbo, ex-président et leader du PPA-CI; Tidjane Thiam, président du vieux parti PDCI et Guillaume Soro, président du GPS.
Des exclusions qui ne passent pas auprès de leurs partisans et pourraient, à terme, faire basculer l’équilibre sociopolitique.
Alain Foka souligne à juste titre que l’atmosphère actuelle rappelle tristement des épisodes sombres de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire : la crise politico-militaire de 2002 à 2007, et surtout la grande crise post-électorale de 2010, qui fit officiellement près de 3000 morts.
L’histoire est censée enseigner et empêcher la répétition des erreurs. Pourtant, les signaux d’alerte sont bien là : montée des tensions, discours de défiance, radicalisation des camps. Faut-il craindre que les mêmes tragédies se reproduisent ?
À travers cette analyse, Alain Foka pose la question de savoir s’il existe une malédiction des élections en Côte d’Ivoire.
Si malédiction il y a, elle doit impérativement être conjurée. Car aucun peuple ne mérite de revivre les drames de son passé.
Dans sa tribune sur Afomedia, plateforme qui s’engage à parler librement, sans tabous des réalités africaines et mondiales, Alain Foka invite à une introspection collective. Repenser la démocratie ivoirienne, éviter les provocations, privilégier l’apaisement.
Alors, la Côte d’Ivoire saura-t-elle conjurer le sort et écrire enfin une nouvelle page de son histoire électorale?

