Pr Charlemagne Ouédraogo, gynécologue-obstétricien burkinabè.
Le Pr Charlemagne Ouédraogo a fait une publication pour rappeler aux personnels de santé, les règles d’éthique et de déontologie qui régissent la profession. Son message intervient après un reportage du KORAG qui révèle des faits de corruption et de mauvaises pratiques dans l’administration publique, diffusé à la télévision nationale. Parmi les cas cités, figure celui d’un médecin qui a exigé de l’argent avant de soigner un patient qui souffre d’un mal de dents.
Par Elie Fagnaan
Dans son message, le Pr Charlemagne Ouédraogo est catégorique. Toute transaction financière directe entre un médecin en service public et un patient est contraire à l’éthique, même si elle est justifiée par l’achat de matériel.
La médecine repose sur la confiance, rappelle-t-il. Chaque acte médical engage un pacte moral entre le soignant et le malade.
Pour le Pr Ouédraogo, le médecin doit exercer sa profession avec probité et intégrité. Il lui est interdit de tirer un avantage personnel de l’acte médical. Les failles du système de santé ne justifient jamais l’illégalité.
Les pratiques incriminés de personnels de santé, violent le principe d’égalité d’accès aux soins. Elles engagent aussi la responsabilité disciplinaire, administrative et pénale du médecin. Et elles nuisent à l’image de toute la profession.
La bonne pratique consiste alors, à suivre les circuits officiels, à signaler les manques et à refuser toute gestion personnelle de l’argent des patients.
Pour rappel, le Pr Charlemagne Ouédraogo, est Gynécologue-obstétricien. Il a été l’ancien président de l’Ordre des médecins et ancien ministre de la Santé du Burkina Faso.
Il conclut son interpellation sur un ton ferme ! Le respect du code d’éthique est une obligation, pas une option.

