A l’occasion de la Cop 30 qui se tient à Belèm au Brésil, le ministre burkinabé en charge de l’environnement, a indiqué que l’Afrique n’a pas à mendier son droit à l’adaptation. Il a fait cette déclaration le lundi 17 novembre 2025, dans son intervention officielle.
Par Nounpèthé Kambou
En matière de sauvegarde de l’environnement et du cadre de vie, le Burkina Faso, sous le leadership du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, s’est engagé pleinement.
C’est la raison pour laquelle, le ministre mentionne expressément que les actions posées par son pays, ne sont pas des intentions, mais des actes.
Le Burkina Faso est un pays sahélien qui se lève avec un peuple qui crée, qui s’adapte vis-à-vis du climat.
« Lorsque vous décidez de de vous-mêmes de votre manière de gérer sans s’attendre à une main extérieure, on assume son choix et on avance malgré ». C’est ainsi que le ministre Baro va traduire toute cette volonté du Burkina Faso en déclarant sans ambages que l’Afrique n’a pas à mendier son droit à l’adaptation.
La planète ne sera pas sauvée par l’orgueil technologique, ni par des promesses sans suite, mais par la volonté des peuples à être justes et redevables vis-à-vis de la planète terre, a fait savoir le ministre devant ses homologues.
Dans cette dynamique que le Burkina Faso, dans le cadre de la Confédération des États du Sahel (AES) marche aux côtés des groupes des pays les moins avancés, du Groupe Afrique et du G 77 + Chine pour un nouvel ordre climatique fondé sur la souveraineté, l’équité, le respect et la justice.
A cette COP, les besoins spéciaux et les circonstances particulières de l’Afrique doivent être prises en compte dans les décisions, a exigé Roger Baro.
Poursuivant, il fait remarquer que la justice climatique exige des financements multipliés, accessibles, et majoritairement en subventions. Et pour cela il convient de maintenir le cap de +1,5°C n’est pas une ambition : c’est un devoir moral envers l’humanité.
Le chef du département de l’eau à ceux qui ont le plus émis les gaz à effet de serre, doivent assumer la plus grande part en triplant leur effort financier pour l’adaptation.
Ce devoir de responsabilité et de justice ne devrait en aucun cas être considéré comme « une aide » » aux pays les moins industrialisés.
Pour le cas du Burkina Faso, le ministre s’est voulu clair, il refuse que ce devoir de justice climatique devienne un nouvel instrument de domination politique.
S’il s’avérait que les choses prenaient une telle allure, le Burkina Faso, fidèle à ses engagements, assumera pleinement sa politique d’industrialisation, a-t-il prévenu.
Fidèles à l’esprit du Capitaine Thomas Sankara qui rappelait que « l’audace est au commencement de toute victoire », soyons audacieux.
Le temps des discours est révolu et l’humanité doit franchir un pas décisif : celui de l’action, de la responsabilité, de la solidarité et du courage climatique.

