Le ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop (à d.) et celui de la Russie Sergueï Lavrov (à g.).
Au sortir de la rencontre entre les ministres des Affaires étrangères de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel et celui de la Russie, le ministre malien de la diplomatie, Abdoulaye Diop, a déclaré être satisfait des échanges. Les chefs des diplomaties de la Russie, du Mali, du Niger et du Burkina Faso souhaitent institutionnaliser cette rencontre au moins une fois dans l’année de façon alternative en Russie ou dans l’espace AES.
Par Elie Fagnaan
Le ministre malien en charge des Affaires étrangères, a qualifié les entretiens diplomatiques entre la Russie et l’AES de « pas important » pour les pays de l’Alliance des Etats du Sahel, lesquels consolident les liens entre l’AES et la Russie.
Grâce au renforcement des relations d’amitié et de coopération entre la Russie et les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), « beaucoup d’acteurs bilatéraux et multilatéraux » commencent progressivement à reconnaître « la réalité géopolitique que constitue aujourd’hui l’AES en tant qu’acteur important pour pouvoir travailler à satisfaire les intérêts de nos populations », a déclaré Abdoulaye Diop dans une interview à Sputnik.
Abdoulaye Diop a confié avoir pu enregistrer un engagement très fort de la Russie de continuer à travailler avec l’AES et à renforcer sa collaboration sur le plan multilatéral sur des questions sécuritaires et de développement socio-économique.
L’Alliance des États du Sahel souhaite maintenant « que la Russie accompagne le dispositif de la Confédération à travers le soutien aux « opérations militaires conjointes que nous engageons sur le terrain ».
Les échanges ont été très francs et ouverts et l’objectif à l’avenir, est de « mettre en place une force unifiée de l’AES » pour contenir la menace sécuritaire, a précisé Abdoulaye.

