Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a accordé une audience, le mardi 10 février, à l’envoyé spécial de l’Union européenne pour le Sahel, João Cravinho. Objectif, adopter une démarche d’écoute entre partenariats .
Par Yaniss Pognon
Lors de l’audience, l’envoyé spécial de l’Union européenne pour le Sahel, João Cravinho dit être venu présenter la nouvelle approche des 27 pays de l’Union concernant la coopération avec le Burkina Faso.
Selon lui, l’Union européenne s’inscrit dans une «approche d’écoute, de dialogue approfondi et de respect mutuel», en vue de trouver un consensus dans le partenariat, en évitant les méthodes devenues archaïques.
« Nous devons quitter l’approche de dialogue entre bailleurs de fonds et bénéficiaires et aller dans une démarche d’écoute et de dialogue permanent», a-t-il déclaré.
Ce qui lui a permis de présenter les piliers sur lesquels son institution souhaite désormais mettre l’accent dans le partenariat avec le Burkina Faso. Il a cité le «renforcement de la coopération politique et diplomatique, le renforcement de la sécurité humaine dans toutes ses dimensions»
Il a ajouté qu’il y a aussi «l’appui aux initiatives visant la résilience socioéconomique des personnes retournées dans leurs localités après le retour de la sécurité dans ces localités»
Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, pour sa part, a salué cette nouvelle approche de l’Union européenne. Il a indiqué que cela est en adéquation avec les attentes des autorités burkinabè vis-à-vis des partenaires.
Car autrefois: « Nous étions dans un monologue à deux et non dans un dialogue, avec comme conséquence un manque de consensus et des programmes qui ne répondaient pas forcément aux attentes des populations», a-t-il expliqué
Karamoko Jean Marie Traoré, a souhaité que le «regard des 27 pays de l’UE sur le Burkina Faso soit véritablement réajusté, sans préjugés.»

