Le ministre burkinabè de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo (à d.) et le coordonnateur par intérim du Système des Nations unies, Maurice Azonnankpo (à g.).
Le Burkina Faso et le Système des Nations unies, ont signé le vendredi 6 février 2026, un accord qui porte sur la mise en œuvre de trois programmes transformateurs. La convention a été paraphée par le ministre burkinabè de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo et le coordonnateur par intérim du Système des Nations unies, Maurice Azonnankpo.
Par Marc Kambou, collaborateur
D’un coût exact de 850,2 milliards de FCFA, les programmes couvrent la période 2025-2030. Ils visent l’autosuffisance alimentaire, le renforcement de la paix, le développement et la cohésion sociale.
Le premier programme consacré à la transformation durable des systèmes alimentaires, ambitionne d’assurer la souveraineté alimentaire et nutritionnelle du pays.
Il touche les 17 régions avec une priorité aux zones à fort potentiel agricole et aux régions touchées par l’insécurité alimentaire et les chocs climatiques. Son budget dépasse 645 milliards FCFA
Le deuxième programme porte sur la transition humanitaire-développement-paix. Il entend faire évoluer le pays de l’assistance d’urgence vers la résilience et une paix durable. Son coût est estimé à plus de 109 milliards FCFA.
Le troisième programme cible la stabilisation et la cohésion sociale dans les zones frontalières et fragiles. Doté de plus de 151 milliards FCFA, il vise à renforcer la présence de l’État.
Ces programmes sont alignés sur les quatre piliers du Plan national de développement RELANCE (2026-2030), a rassuré Dr Aboubakar Nacanabo, ministre en charge des finances.

