Yeri Christelle Kambou, présentant son travail.
Le Conseil Burkinabè des Chargeurs (CBC), est confronté aux défis d’amélioration du recouvrement de ses créances clients afin de préserver sa trésorerie et renforcer sa performance financière. Ce constat ressort du rapport de stage de fin de cycle de licence professionnelle en Finance-comptabilité, de Yeri Christelle Kambou. Elle a présenté publiquement les résultats de son travail, le mardi 16 décembre 2025, à l’Ecole Supérieure de Commerce, à Ouagadougou.
Par Elie Fagnaan
Vêtue de mortier, toque académique coiffée d’un chapeau carré orné d’un pompon rouge tombant, Yeri Christelle Kambou s’est fondue en larmes lorsque le jury a annoncé son document recevable, avec la note de 18/20.
Elle s’attendait un peu moins à la mention excellente. « Je suis émue », a-t-elle brièvement lâché, d’une voie étouffante.
L’impétrante s’est intéressée durant ses trois mois de stage au CBC, à la gestion comptable du recouvrement des créances clients.
Elle estime cet aspect stratégique pour cet établissement public qui intervient dans l’import-export et la logistique.
L’étudiante a expliqué dans son document, que les prestations offertes par le Conseil Burkinabè des Chargeurs, à savoir, l’immatriculation des chargeurs ; les services logistiques ; la location de salles et l’assistance au transport, génèrent d’importantes créances.
Ainsi, les retards de paiement observés, fragilisent selon la native du Djôrô, la trésorerie et compliquent le fonctionnement quotidien de la structure.

Cette situation a-t-elle poursuivi, est accentuée par un environnement économique instable. Son étude peint un dispositif comptable structuré, basé sur le référentiel SYSCOA et appuyé par des outils numériques tels que Sage 1000 et SYGESTRAN.
Dans son rapport, il ressort que les créances sont enregistrées dès l’émission des factures. Elles sont suivies à travers des procédures de relance progressive, entendues comme les contacts directs et les lettres de rappel.
Les voies judiciaires restent le dernier recours. Cependant, elle a noté le rarissime recours au contentieux.
Son analyse SWOT a fait ressortir les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces du CBC.
Dans le lot des atouts de l’institution, Yeri Christelle Kambou, a évoqué principalement la qualification du personnel comptable, la répartition bien définie des responsabilités et le souci de transparence dans la gestion financière.
Elle pointe toutefois, plusieurs difficultés dont l’accès restreint aux logiciels, la vétusté du matériel informatique et l’existence d’un stock important de créances anciennes.

C’est ainsi qu’elle suggère la digitalisation des archives, le renforcement des procédures de recouvrement, la formation continue du personnel et la modernisation des équipements.
Tout cela, permettra selon dame Kambou, d’accélérer les encaissements, de réduire les impayés et d’améliorer la fiabilité des comptes.
De Daouda Sory, son encadreur, enseignant à l’ESC Ouagadougou, à Sébastien Rouamba, comptable au CBC, son maître de stage en passant par le Dr Hamadoum Tamboura, président du jury, tous, ont reconnu la qualité du document qui reflète le sérieux de l’étudiante.
Cette soutenance selon Christelle Kambou, est l’aboutissement d’un parcours accompli. Elle ambitionne d’ailleurs, de poursuivre ses études en master, afin d’approfondir ses connaissances dans le domaine de la gestion, notamment en comptabilité.

