La CEDEAO, réunie en urgence à Abuja, le samedi 28 février 2026, sous la présidence de Julius Maada Bio, de la République de la Sierra-Leone, tire la sonnette d’alarme sur l’embrasement dans le Moyen-Orient qui pourrait briser les chaînes d’approvisionnement alimentaire en Afrique.
Par Yaniss Pognon
La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) craint l’intensification des actions militaires qui risque d’aggraver l’instabilité au Moyen-Orient.
Elle aura des conséquences certaines pour les marchés mondiaux de l’énergie, le commerce et les «chaînes d’approvisionnement alimentaire, en particulier pour l’Afrique et d’autres régions vulnérables», lit-on dans le communiqué de la CEDEAO qui a sanctionné la fin de ses travaux.
Il est donc probable que ce qui semble se jouer loin de l’Afrique aura de graves conséquences économiques sur elle. Le blocage du détroit d’Ormuz, par exemple, menace d’asphyxier les importations des pays africains.
Le blocage de ce détroit fera bondir le prix du baril au-delà des 120 dollars. Une telle situation présente un risque immédiat d’inflation galopante sur les denrées de base, des céréales et des engrais indispensables aux agriculteurs des pays membres de la CEDEAO.
La guerre au Moyen-Orient est si loin de l’Afrique mais si proche d’elle économiquement qu’elle doit s’en préoccuper.

