Abdallah Youssef Chahine Traoré, Président du Conseil de régulation (au milieu), assisté du Secrétaire Permanent Modeste Yaméogo (à g.).
L’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) a tenu une conférence de presse le mardi 21 octobre 2025 à Ouagadougou, pour rendre public son rapport d’activités de 2024.
Par Elie Fagnaan
Le Burkina Faso a engagé en 2024, 615,9 milliards FCFA contre 206 milliards FCFA en 2023, dans 4 492 marchés publics conclus par 37 autorités contractantes, selon l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP).
La moitié des fonds a concerné les investissements. Une réforme juridique a introduit une loi, un code d’éthique et de nouveaux décrets.
En outre, 23 formations dispensées ont permis de certifier 328 spécialistes en gestion des marchés publics.
Le rapport révèle en termes de réformes juridiques, l’adoption de cinq textes fondamentaux, dont la loi de réglementation générale, le code d’éthique et de déontologie, ainsi que les décrets relatifs aux procédures de passation et à l’organisation de l’ARCOP.
Ces réformes selon Abdallah Youssef Chahine Traoré, Président du Conseil de régulation, visent à renforcer la transparence, la performance et la crédibilité du système.
L’ARCOP a également adopté un Plan stratégique 2025–2029 qui définit les grandes orientations pour les prochaines années, ainsi qu’un plan de renforcement des capacités des organisations de la société civile.
Elle a examiné 988 recours en 2024, qui incluent des plaintes, des conciliations et des dossiers disciplinaires. Sur 24 dénonciations, la moitié a permis de corriger des procédures ou d’identifier de faux documents.
L’autre moitié a révélé des divergences réglementaires. Une plateforme d’archivage électronique et une évaluation des acteurs ont été mises en place.
L’ARCOP s’engage à œuvrer pour une commande publique responsable, au service des besoins essentiels de l’État et des populations, a indiqué le Président du Conseil de régulation.


En tout cas il faut rationaliser les dépenses surtout quand on sait qu’on a plus besoin de moyens pour faire la guerre.