Le Burkina Faso a franchi un palier historique dans son offre de soins spécialisés. Il s’affirme comme un acteur de premier plan en matière de soins cardiovasculaires hautement spécialisés. C’est ce qui ressort de la publication de «American Journal of Cardiology», un média des États-Unis, spécialisé en cardiologie.
Par Yaniss Pognon
Le Burkina Faso n’est plus au bas de l’échelle. Par le dynamisme du service de chirurgie thoracique et cardiovasculaire du CHU de Tengandogo, le Burkina Faso s’impose désormais comme un acteur majeur de la santé en Afrique subsaharienne.
Le service de chirurgie thoracique et cardiovasculaire du CHU de Tengandogo s’illustre par une montée en puissance remarquable. Les statistiques le prouvent à suffisance. En 2025, il y a eu 162 interventions réalisées avec succès.
Ce qui positionne le CHU de Tengandogo au 2e rang en Afrique de l’Ouest pour sa capacité opératoire à cœur ouvert.
Le journal américain que cite la cellule de communication du ministère de la santé indique qu’au niveau continental, le Burkina Faso intègre le trio de tête des pays d’Afrique subsaharienne les plus actifs, surpassant de nombreux pays de la sous-région.
Fidèle aux engagements de la Déclaration d’Accra de 2025, Le Burkina Faso adopte un modèle de chirurgie cardiaque « low-cost » (à coût optimisé). Une stratégie qui vise à répondre à la forte «prévalence des malformations cardiaques tout en garantissant des soins pérennes», de qualité et accessibles aux populations les plus vulnérables.
Bien que le financement demeure un défi stratégique, la transformation de la chirurgie cardiaque en priorité nationale témoigne de la résilience du système de santé burkinabè.
Le pays réaffirme ainsi son ambition : offrir une médecine de pointe, humaine et souveraine, au cœur du Sahel.

