Le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef de l'Etat.
Les députés de l’Assemblée législative de transition (ALT) ont voté, ce vendredi 27 mars 2026, le projet de loi portant « Charte de la Révolution ». 70 députés ont voté pour, 0 contre et 0 abstention.
Par Yaniss Pognon
Le texte de loi adopté comporte trois articles dont le premier article porte adoption de la charte de la Révolution, le deuxième article, la substitution de la Charte de la Transition du 14 octobre 2022 modifiée le 25 mai 2024 par la charte de la Révolution et le troisième article énonce la formule exécutoire.
Le «Président du Faso est éligible aux élections présidentielle, législatives et municipales qui seront organisées pour mettre fin à la Révolution», énonce la loi.
Elle autorise par ailleurs, le changement d’appellation de certaines institutions de la République.
Le gouvernement de la Transition sera désormais et simplement appelé «gouvernement du peuple» et l’Assemblée législative de transition a pour dénomination « l’Assemblée législative du Peuple. »
Cette loi supprime la composante «partis et mouvements politiques au sein de l’organe législatif et la réaffectation des sièges correspondant et la prise en compte de la nouvelle organisation territoriale du pays dans la représentation des régions.»
Le 1er avril 2025, le Chef de l’État a annoncé que le pays était désormais engagé sur la voie de la révolution «Restons concentrés et s’il faut qu’on le dise haut et fort ici, nous ne sommes pas dans une démocratie (…) nous sommes bien en révolution progressiste populaire »

