Des soldats des pays membres de la CEDEAO.
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) veut accélérer la lutte contre le terrorisme. Réunis le week-end à Freetown, en Sierra Leone du 23 au 27 février 2026, les chefs d’État-major des pays de l’institution ont décidé de créer une force militaire de 2 000 hommes.
Par Elie Fagnaan
Initialement, le projet prévoyait un contingent de 5 000 soldats. Les responsables militaires ont finalement opté pour un format plus réduit afin de lancer rapidement l’opération et en assurer la gestion, rapporte le média international Deutsche Welle.
Pour l’expert en sécurité Emery Owolabi, chercheur à l’Université d’Abomey-Calavi au Bénin, cette réduction n’est qu’une étape.
L’objectif des 5 000 soldats à l’en croire, demeure la cible à long terme. « Les 2 000 hommes constituent une phase de démarrage, adaptée aux contraintes financières », explique-t-il.
La future force combinera militaires, policiers et personnels civils fournis par les États membres. Les unités resteront basées dans leurs pays d’origine mais pourront être déployées rapidement sur décision politique. La ville de Freetown devrait accueillir l’une des bases logistiques du dispositif.
Le financement, il reste toutefois, un défi majeur. Le chercheur Hassane Koné, de l’Institut d’études de sécurité à Dakar, estime que la CEDEAO veut éviter les blocages connus par le G5 Sahel en mobilisant davantage de ressources internes.
L’appui de l’Organisation des Nations unies et de l’Union africaine pourrait également couvrir une partie des coûts.
Reste la question de la coopération avec l’Alliance des États du Sahel, qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger.
Pour l’analyste Gilles Yabi, le déploiement dépendra surtout de la volonté politique des dirigeants ouest-africains face à l’évolution des crises sécuritaires dans la région.
Lire aussi: CEDEAO : les chefs d’état-major examinent l’activation de la force régionale antiterroriste

