La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui continue de se jouer dans les bureaux de l’instance dirigeante du football africain n’a pas fini de livrer son verdict. Après le Sénégal, de lourdes sanctions sont infligées à Samuel Eto’o.
Par Yaniss Pognon
Après les lourdes sanctions infligées au Sénégal, c’est Samuel Eto’o que la commission de discipline vient de blâmer.
Le jury disciplinaire de la CAF a interdit au président de la Fédération camerounaise de football ( FECAFOOT, Samuel Eto’o, l’accès aux stades pour quatre matchs officiels, assorti d’une amende de 20 000 dollars.
Dans un communiqué rendu public le jeudi 29 janvier, la CAF reproche à Samuel une « mauvaise conduite » à Rabat lors du quart de finale de la CAN 2025 qui a opposé le Maroc au Cameroun (2-0).
L’attitude de Samuel Eto’o depuis les tribunes a été jugée contraire aux principes de fair-play. En effet, le communiqué précise que la légende du football camerounais avait été aperçue en train de faire un geste de colère à l’encontre du président de la Fédération royale marocaine de football, Fouzi Lekjaa, pour protester contre des décisions arbitrales, en présence du président de la CAF, Patrice Motsepe.
La FECAFOOT a aussitôt réagi et a dénoncé une procédure expéditive, un manque de « motivation explicite » dans la décision et a déjà annoncé son intention de faire appel dès réception des motifs détaillés.
Cette sanction prive temporairement le Cameroun de sa figure de proue protocolaire lors des prochaines échéances africaines, tout en relançant le débat sur la gouvernance et la discipline au sein de la CAF.

