Le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef de l'Etat.
Réuni le 22 janvier 2025 à Ouagadougou sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des ministres a adopté une série de mesures structurantes touchant la défense, la fonction publique, la justice et le secteur minier.
Par Elie Fagnaan
Parmi les décisions phares figurent deux décrets en faveur des forces de défense et de sécurité. Le premier impose la domiciliation des salaires des militaires et paramilitaires à la Coopérative militaire et paramilitaire d’épargne et de crédit (COMIPEC).
Le second institue un plan d’épargne retraite complémentaire, avec retenue à la source, destiné à sécuriser la reconversion et la fin de carrière des bénéficiaires. L’objectif affiché est d’améliorer durablement les conditions de vie des personnels engagés dans la lutte sécuritaire.
Sur le front de l’emploi public, le gouvernement autorise le recrutement de 11 404 agents en 2025, en légère hausse par rapport à 2024.
Les concours directs enregistrent une progression de près de 4 %, tandis que des quotas seront réservés aux Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) et à certains agents communautaires.
Dans le secteur minier, un nouveau décret précise les modalités de gestion des fonds prévus par le Code minier de 2024.
Quatre fonds sont concernés, dont le fonds minier de développement et celui dédié à la réhabilitation des sites.
Les cautions environnementales sont revues à la hausse et l’arbitrage des projets sera désormais validé en Conseil des ministres.
La justice n’est pas en reste. Un projet de loi modifiant l’organisation judiciaire prévoit la création de tribunaux du travail, l’élargissement des compétences du juge des enfants et la possibilité de multiplier les chambres criminelles dans les Cours d’appel.
Enfin, le gouvernement salue la mobilisation de 175,6 milliards FCFA au titre du Fonds de soutien patriotique en 2024 et annonce des avancées au sein de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), notamment le lancement d’une plateforme numérique commune et des projets d’infrastructures intégratrices.

