Une vue des participants à l'atelier
L’atelier consacré à la formalisation linguistique et à la constitution de corpus pour les modèles d’intelligence artificielle en langues nationales a refermé ses portes ce samedi 28 mars 2026 à Koudougou. Il a été organisé par le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques.
Par Aminata Sankara
C’est à travers le Secrétariat permanent de l’Innovation et de la Veille sur les Technologies émergentes du Numérique (SPIVTEN),en partenariat avec la RTB et CITADEL que l’atelier s’est tenu pendant six jours.
La rencontre marque une avancée majeure vers une IA adaptée aux réalités du Burkina Faso. Il vise à affirmer l’ambition du pays à développer une intelligence artificielle inclusive, accessible et ancrée dans ses réalités socioculturelles.
Pendant six jours, les participants à l’atelier, à savoir des enseignants-chercheurs,des linguistes, des experts en IA et des journalistes ont mené des réflexions et posé des actions concrètes pour une IA endogène.
Il s’agit concrètement de «l’intégration du Moore, du Dioula, du Fulfuldé et du Gulmancema dans des technologies clés comme la reconnaissance vocale, la traduction automatique et la synthèse vocale.»
Il est question de «dépasser les traductions littérales pour construire des modèles capables de restituer fidèlement le sens », a expliqué Dr Rodrigue Kafando, membre du pool d’experts au Secrétariat permanent de l’innovation et de la veille sur les technologies émergentes du numérique (SPIVTEN).
Dr Rodrigue Kafando a, au nom de la ministre Aminata Zerbo/Sabane remercié les participants pour leur disponibilité et leurs engagements.

