Le Cardinal Philippe Ouédraogo du Burkina Faso.
Les dix ans de l’Organisation de l’Église en détresse se sont déroulés du 10 au 12 juillet 2025 à Séoul. Prenant part à cette rencontre, le Cardinal Philippe Ouédraogo, a livré un message sur la situation sécuritaire au Burkina Faso, confronté depuis près de dix ans, à des attaques terroristes.
Par Jean Marc Kambou, collaborateur
L’homme de Dieu, s’appuyant sur des rapports d’ONG nationales et internationales, a évoqué une « tragédie humanitaire » aux conséquences dévastatrices.
« Plus de 8 000 morts, 2,2 millions de déplacés internes, des milliers d’écoles et de centres de santé fermés, et une économie locale profondément affectée », a décrit le Cardinal burkinabè.
Le Cardinal a vigoureusement dénoncé une violence aveugle, multiforme et instrumentalisée. Il a tenu à souligner que cette crise n’est ni ethnique, ni religieuse, mais bien géopolitique, idéologique et économique.
Pour l’ancien Archevêché de Ouagadougou, les gens qui attaquent le Burkina Faso sont animés d’une idéologie de haine. Ils font tout sauf ce qui est humain.
« Les groupes extrémistes n’ont pas de religion. Ils ont une idéologie de haine. Toutes les confessions sont endeuillées », a déclaré le Cardinal Ouédraogo. Il met en garde contre les amalgames qui fragilisent le tissu social burkinabè.
Le cardinal Philippe Ouédraogo a également pointé du doigt les intérêts occultes qui tirent profit des attaques que subissent le Burkina Faso.
L’homme de Dieu n’a pas massé ses mots en mettant en lumière les trafics d’armes, les exploitations de ressources, les manipulations géopolitiques que veulent imposer certains États puissants.
Il a appelé la communauté internationale à sortir de l’indifférence, à dénoncer les complicités et à soutenir les initiatives locales en faveur de la paix.
L’homme de Dieu a salué la résilience du peuple burkinabè, la force de son vivre-ensemble et les nombreuses actions interreligieuses pour préserver la cohésion sociale.
Pour le serviteur de Dieu «le Burkina Faso n’est pas un champ de ruines. Il est un champ d’espérance.»
Il a conclu son allocution par un appel à la solidarité mondiale. «Ce que nous vivons est une crise de civilisation. Notre réponse doit être humaine, morale et spirituelle.»

