Des personnes qui se déplacent.
Le nombre de personnes déplacées internes (PDI) diminue au Burkina Faso, malgré la poursuite d’attaques meurtrières, selon le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. Le chef de l’État affirme que la dynamique sécuritaire actuelle favorise le retour progressif des populations dans leurs localités d’origine.
Par Elie Fagnaan
Le Burkina Faso comptait près de deux millions de déplacés il y a quelques années, a indiqué le Président du Faso.
Aujourd’hui, ce chiffre serait passé sous la barre du million. « D’ici mai ou juin, il y en aura encore très peu », assure le Capitaine Traoré, évoquant la reconquête de plusieurs zones dans le Nord.
Des localités comme Baraboulé, Pétégoli, Toulfé, Pobé-Mengao ou Namissiguia ont été reprises entre novembre et aujourd’hui. Cette avancée militaire permettrait d’enclencher un processus de réinstallation des populations.
En parallèle, les violences persistent. Le Capitaine Traoré explique ces attaques par un changement de tactique des groupes armés. « En perte de vitesse, ils s’en prennent aux civils pour créer l’émoi », déclare-t-il, dénonçant des actions rapides et ciblées, parfois filmées.
Face à cette situation, les forces burkinabè misent sur une adaptation stratégique. Le Président du Faso insiste sur l’importance de la ressource humaine, au-delà des équipements militaires.
Le Burkina Faso privilégie désormais une formation interne de ses forces, fondée sur l’expérience du terrain, afin de renforcer la combativité, la résilience et l’efficacité opérationnelle.

