Le Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo au milieu des forces de défense et de sécurité.
« Le système de sécurité de notre pays avait besoin d’une réforme profonde pour la rendre plus opérationnelle et plus efficace. Les acquis engrangés en deux ans en termes de réorganisation de l’armée, d’équipement et d’armement, sont inédits », a déclaré le Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo au parloir de l’hémicycle dans son exposé sur la situation la nation.
Par Elie Fagnaan
Les maux qui minaient le Burkina Faso dans sa lutte contre le terrorisme, étaient selon le Premier ministre, le « manque de moyens matériels et humains, le maillage inadéquat du territoire, les antagonismes et la faiblesse des services de renseignement.»
Ces défis ont connu une réponse adéquate avec l’arrivée du Président Ibrahim Traoré au pouvoir. Ainsi, poursuit-il, de nouvelles unités d’intervention rapide de l’armée ont été créées et opérationnalisées.
C’est ainsi que le nombre actuel de Bataillons d’Intervention Rapide est de vingt-huit (28) et celui de Groupements d’Unités Mobiles d’Intervention est passé à treize (13).
Le processus de restructuration a pris en compte les corps paramilitaires avec la création d’unités combattantes au niveau des corps des eaux et forêts.
Par ailleurs, Jean Emmanuel Ouédraogo a expliqué que dans la dynamique du renforcement des effectifs, plus de quatorze mille (14.000) militaires tout profil confondu, et de milliers de VDP (Volontaires pour la Défense de la Patrie) ont été recrutés, formés et équipés.
Territoire national maillé
Plusieurs actions ont été entreprises par le gouvernement burkinabè pour le maillage sécuritaire du territoire.
De nombreuses infrastructures de sécurité ont été construites ou réhabilitées. Les zones de compétences territoriales de la Police et de la Gendarmerie ont été redéfinies afin d’accroître la couverture des besoins de la population en matière de sécurité.
Les équipements de combat, de surveillance, de protection, de sécurisation et de transport des Forces de Défense et de Sécurité, ont été acquis grâce à l’engagement du peuple burkinabè qui a contribué en 2024, « à hauteur de plus de 175 milliards de FCFA dans le fonds de soutien patriotique, après un recouvrement de 99 milliards en 2023, soit un taux de progression de 76%. »
Accroissement de la puissance de feu
L’engagement du peuple burkinabè à financer la lutte contre le terrorisme par les ressources endogènes et souveraines, a permis aux forces combattantes d’accroître leur puissance de feu sur l’ennemi et de recouvrer à ce jour (14 mars 2025), plus de 71% du territoire.
La sécurisation des zones a permis la réinstallation de plusieurs services publics, la réouverture de quinze (15) sièges de circonscription administrative et la réinstallation de deux cent douze (212) villages.
La dynamique se poursuit et d’autres zones sont en cours de consolidation avant les réinstallations, a conclu le Premier ministre burkinabè, Jean Emmanuel Ouédraogo.

