A peine sorti de prison, Abdoul-Aziz Amaran Wereme est à nouveau incarcéré. Cette nouvelle interpellation fait suite à une plainte de la communauté musulmane des ressortissants burkinabè de New Jersey pour des faits d’abus de confiance. Celle-ci porte sur la somme de 40 000 000 de FCFA, selon le Parquet.
Par Yaniss Pognon
Convoqué, le vendredi 6 février 2026, Abdoul-Aziz Amaran Wereme a été interrogé dans le cadre de la procédure de flagrant délit et a été placé sous mandat de dépôt pour des faits d’abus de confiance portant sur un montant de 40 millions de FCFA, informe le Procureur du Faso dans un communiqué rendu public le 6 février.
Dans ce document, le Parquet indique que cette nouvelle interpellation est consécutive à la plainte de la communauté musulmane des ressortissants Burkinabè de New Jersey déposée contre le mis en cause.
Dans une précédente affaire liée à l’achat de deux véhicules Toyota Grand Highlander, version 2025, précise le Parquet, Abdoul-Aziz Amaran Wereme a été accusé de faits d’abus de confiance et de blanchiment de capitaux en décembre 2025.
Lors du délibéré du 30 janvier 2026, le tribunal a relaxé Abdoul-Aziz Amaran Wereme pour les «faits de blanchiment de capitaux» mais l’a poursuivi pour des « faits d’abus de confiance portant sur la somme de 112 millions de FCFA», lit-on dans le communiqué.
C’est pour ces faits, qu’il a été condamné à 24 mois d’emprisonnement assorti d’un sursis et à une amende ferme de 1.500.000 F CFA.
Il doit aussi payer aux plaignants la somme de 72.383.900, représentant le reliquat de la somme détournée à la date du jugement.
Mais dans son communiqué, le Parquet a précisé qu’il a interjeté appel pour les «faits de blanchiment de capitaux» dont il a été relaxé» Cette procédure est en cours afin que les faits soient à nouveau jugés par la chambre des appels correctionnels de la Cour d’appel de Ouagadougou.
Pendant ce temps, le Parquet explique qu’il a été saisi d’une seconde plainte de la communauté musulmane des ressortissants burkinabè de New Jersey aux États-Unis pour des faits d’abus de confiance, a conclu le Procureur du Faso.

