Quelques spécialistes examinent la forêt...( photo d'illustration)
Le Mouvement écologique du Burkina, en partenariat avec SAPHIR CONSEIL a organisé une conférence publique le samedi 21 mars au Parc urbain Bangr-Weogo de Ouagadougou. C’était à l’occasion de la journée internationale des forêts 2026.
Par Aminata Sankara
Placée sous le thème « Contribution de l’arbre au développement économique et social du Burkina Faso », cette conférence a réuni des acteurs publics, des entrepreneurs, des associations et des communautés locales autour des enjeux économiques et durables liés aux forêts.
Elle a permis de replacer «les forêts au cœur de nos économies rurales et de notre résilience face aux changements climatiques »
Le Commandant Dramane Kindo a rappelé que « la forêt n’est pas seulement un patrimoine écologique, elle constitue également une source de richesses et d’emplois.» Car, selon lui, les forêts contribuent pour une part importante à l’économie rurale et partant à l’économie nationale.
Nathalie Ouédraogo/Palogo, experte régionale en genre, inclusion sociale et sensibilité aux conflits, a, pour sa part, mis en exergue les opportunités qu’offrent les produits forestiers non ligneux.
Elle a affirmé par exemple que « le karité, le néré ou encore le miel sont des trésors économiques qui contribuent à l’autonomisation des femmes et au renforcement de la cohésion sociale ».
C’est ainsi que des pratiques de gestion durable, notamment la régénération naturelle assistée et l’agroforesterie ont été évoqués lors de cette conférence publique. « Protéger les rejets naturels et valoriser les savoirs locaux, c’est investir dans la durabilité et la paix sociale », a déclaré, Dr Jean Charles Bambara,
Cependant, le Pr Nabiga Yaméogo a averti que « sans alternatives énergétiques, nos forêts continueront de disparaître ».
Cette conférence a permis aux participants de se convaincre que « l’arbre constitue un pilier de notre avenir économique et social.»

