La mine d'or de Taparko. Ph. d'illustration.
Le Burkina Faso a retiré le permis d’exploitation industrielle de la mine d’or Taparko à la société Taparko Mining. La décision a été annoncée au sortir du Conseil des ministres du jeudi 11 septembre 2025.
Par Elie Fagnaan
L’État du Burkina Faso exploitera désormais, la mine d’or Taparko afin de renforcer ses ressources financières et répondre aux défis sécuritaires.
La mine située dans le Namentenga, dans la région du Centre-Nord (Koulsé), vit de contentieux judiciaires que le gouvernement estime être une menace pour l’ordre public et l’image du secteur minier.
La situation sécuritaire due au terrorisme, a, en vérité, accéléré la suspension des activités la mine d’or de Taparko en 2022.
Cela a été une menace pour les 370 employés la mine qui ont à plusieurs reprises, manifesté leur mécontentement.La mine suspendue sera reprise par Skygold Resources, une société minière malienne en 2023.
Malgré sa volonté de relancer les activités de la mine, les difficultés liées à la fragilité du contexte sécuritaire ont subsisté jusqu’à ce que l’Etat décide de reprendre le contrôle de la situation.
Le retrait du permis d’exploitation à la mine, permettra à l’État burkinabè, de prendre le contrôle de la gestion de cette mine dont les retombées vont servir à s’occuper des besoins des populations et de la lutte contre le terrorisme.
La mine de Taparko est active depuis 2007. C’était la première mine d’or privée du Burkina. Sa production était estimée à 53 500 onces d’or en 2021 contre 74 800 onces en 2020.

