Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré.
La hausse des prix des hydrocarbures se confirme au Burkina Faso, sous l’effet des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Les autorités reconnaissent un impact déjà visible, mais assurent maintenir les prix à la pompe grâce aux subventions publiques.
Par Elie Fagnaan
« Le prix du baril a augmenté et nous payons plus cher », a déclaré le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, jeudi 2 avril 2026, lors d’un échange avec la presse.
L’État absorbe la différence entre le coût réel d’importation et les prix pratiqués pour les consommateurs.
Cette politique repose sur l’exploitation des ressources nationales, mobilisées pour contenir les effets de la crise.
Mais la pression reste forte. La raréfaction de l’offre et la hausse des tarifs chez les pays exportateurs compliquent davantage l’approvisionnement.
Au-delà du carburant, toute l’économie pourrait être affectée. Une hausse de l’énergie entraîne mécaniquement celle des coûts de transport, des matières premières et des produits importés.
Les engrais, largement importés des zones en conflit, pourraient aussi voir leurs prix grimper. Face à cette dépendance, les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), explorent des alternatives.
Le Niger, déjà producteur, est au cœur d’un projet de coopération visant à développer des raffineries régionales pour réduire la dépendance aux importations et sécuriser l’approvisionnement énergétique à long terme.

