OCHA Une jeune fille portant un bidon d'eau dans le camp pour personnes déplacées de Barsalogho, au Burkina Faso en mars 2019. Au Burkina Faso, une fille sur deux (52%) est mariée avant l'âge de 18 ans et une sur 10 (10%) avant l'âge de 15 ans.
La Direction Générale de la Famille et de l’Enfant (DGFE), soutenue par l’UNICEF, a organisé à Ouagadougou du 26 au 29 octobre 2024, un atelier pour évaluer les activités du Plan de Travail Annuel (PTA) 2024 et préparer celui de 2025.
Par Elie Fagnaan
Les résultats sont satisfaisants selon les participants. Au titre des progrès, l’on note 4,2 millions de personnes sensibilisées, 3 518 acteurs communautaires formés, et plus de 114 000 adolescents ont bénéficié de formations en santé sexuelle et reproductive.
Des mesures concrètes ont également permis d’aider des adolescents à risque. A cet effet, 275 ont reçu des soutiens pour des activités génératrices de revenus et 1 090 ont bénéficié d’un appui scolaire.
Ces efforts ont contribué à un taux d’exécution physique de 63,79 %, malgré un taux d’exécution financière plus bas (23,47 %).

Le Directeur général de la famille et de l’enfant, Sidiki Ouédraogo, a salué le rôle des partenaires techniques et financiers, comme l’UNICEF et l’UNFPA, ainsi que l’implication des communautés.
Il a rappelé que des rencontres de plaidoyer ont touché 20 grands dignitaires coutumiers et religieux, et plus de 28 500 personnes ont assisté à des cérémonies publiques marquant l’abandon du mariage d’enfants.
L’accompagnement psychologique et médical de 40 victimes de mariage précoce souligne l’importance d’une approche globale et inclusive dans cette lutte.
L’atelier a également permis d’élaborer le dernier Plan de Travail Annuel (PTA) dans le cadre de la Stratégie nationale de prévention et d’élimination du mariage d’enfants (SNPEME) 2015-2025. Ce document, avec le bilan 2024, sera soumis à la plateforme multisectorielle pour validation.

