Ce site à Ouagadougou nécessite assainissement
Le Directeur général de l’Environnement et du Cadre de vie (DGECV), Abdoulaye Bazié, à la tête d’une délégation, a sillonné les 19 et 20 février 2026 à Ouagadougou, plusieurs sites stratégiques dédiés à l’assainissement des excréta et du cadre de vie ainsi qu’à l’aménagement paysager.
Par Yaniss Pognon
Ces visites, selon la direction de l’Environnement, s’inscrivent dans un programme dont le but est l’aménagement de soixante (60) ronds-points, la suppression des dépotoirs sauvages dans les grandes villes du Burkina Faso et la supervision de la réalisation de vingt-quatre (24) blocs de latrines institutionnelles à Ouagadougou.
Elles ont pour objectifs d’évaluer l’état d’avancement des travaux de construction des latrines scolaires, d’identifier des sites prioritaires pour les aménagements paysagers et de recenser les décharges sauvages en vue de leur élimination progressive.
Les inspections ont notamment concerné le rond-point d’Arb-Yaar et des dépotoirs situés dans l’arrondissement n°12. Des blocs de latrines institutionnelles en cours de réalisation dans les écoles de Wayalghin et de Nioko ont été également visités.
Il ressort de cette visite, selon la direction de l’environnement, que dans les établissements scolaires, il y a de grands retards dans l’exécution des travaux ainsi que l’insuffisance des mesures de sécurité autour des chantiers. Ce qui selon, Abdoulaye Bazié, expose les élèves à des risques d’accidents.
Face à cette situation, le Directeur général de l’Environnement et du Cadre de vie, a interpellé les entreprises en charge des travaux et leur a rappelé leurs obligations contractuelles ainsi que leur responsabilité en matière de sécurité sur les chantiers.
Le directeur Bazié a donné de fermes instructions notamment la fermeture immédiate des fosses dans un délai de vingt-quatre (24) heures afin de garantir la sécurité des élèves.
Il a également ordonné l’achèvement total des ouvrages dans un délai maximum de dix (10) jours, sous peine de sanctions prévues par les dispositions contractuelles.
«Aucune justification ne peut expliquer la poursuite de travaux qui auraient dû s’achever en novembre 2025. La sécurité des élèves est une priorité absolue. Les fosses doivent être fermées immédiatement et les ouvrages livrés au plus tard le 1er mars», a-t-il conclu.

