Le 29 janvier 2026, le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso a condamné 5 acteurs de l’éducation dans une affaire de corruption liée à la vente de places dans des établissements publics d’enseignement, informe l’ASCE-LC.
Par Yaniss Pognon
Le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso a déclaré coupables de corruption plusieurs enseignants et responsables d’établissements scolaires dont 5 ont été condamnés. Ils sont tenus responsables d’abus de fonction et de concussion.
L’Autorité Supérieure de Contrôle d’Etat et de Lutte contre la Corruption (ASCE-LC) explique que ces prévenus ont exigé des sommes d’argent allant de 50 000 à 200 000 FCFA auprès de parents, en contrepartie de l’admission d’élèves dans des établissements publics.
Ce qui constitue une faute et un acte de corruption puisque l’État n’a jamais exigé autant d’argent pour que les élèves intègrent les établissements publics au Burkina Faso.
Les 5 prévenus, informe l’ASCE-LC, ong été condamnés à 12 mois d’emprisonnement avec sursis et à une amende ferme de 2 millions FCFA.
Ils sont également tenus solidairement au paiement des dépens et des réparations symboliques d’1 FCFA à l’ASCE-LC et au Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC).
Le tribunal a également prévu une contrainte judiciaire de 9 mois en cas de non-exécution des condamnations pécuniaires.
Tout est parti d’un communiqué de l’ASCE-LC en date du 27 août 2024, qui a invité les citoyens à dénoncer les pratiques illégales dans le secteur éducatif.
Il y a eu «26 signalements couvrant la majorité des 13 anciennes régions du Burkina Faso», et à l’issue des investigations des enseignants ont été épinglés.

