L’Assemblée Législative de Transition, a adopté à l’unanimité la loi de finances initiale pour l’exercice 2025, une étape cruciale dans la gestion des priorités nationales. Présenté par le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, ce budget reflète les ambitions du Burkina Faso pour un avenir sécurisé, résilient et prospère.
Par Jean Marc Kambou, collaborateur
Les recettes sont estimées à 3 149,8 milliards FCFA, tandis que les dépenses atteignent 3 612,3 milliards FCFA. Avec une épargne budgétaire de 559 milliards FCFA, le déficit s’élève à 462,5 milliards FCFA. Ce budget, élaboré dans un contexte marqué par de nombreux défis, est conçu pour répondre aux aspirations des citoyens et renforcer les fondements de la gouvernance.
La sécurisation du territoire, la consolidation des réformes structurelles, la résilience économique et sociale ainsi que le renforcement du vivre-ensemble, figurent parmi les priorités majeures.
L’allocation budgétaire reflète ces engagements, avec 27,76 % des ressources consacrées à la défense et à la sécurité. Les secteurs sociaux, comprenant la santé et l’éducation, absorbent quant à eux 40,93 %, témoignant de l’importance accordée à ces piliers du développement. La santé bénéficie de 11,79 % des ressources et l’éducation de 28,34 %.
Par ailleurs, le développement rural, incluant l’agriculture, les ressources animales, l’environnement, l’eau et l’assainissement, voit une hausse notable de ses crédits avec 5,6 % du budget, soit une augmentation de 9,8 milliards FCFA par rapport à l’année précédente.
Le ministre Aboubakar Nacanabo a souligné l’importance de moderniser les régies de recettes à travers une digitalisation accrue des procédures, tout en intensifiant la lutte contre la fraude et la corruption.
Il a également insisté sur l’élargissement de l’assiette fiscale pour améliorer les performances économiques et sociales.
Ce budget, qualifié d’instrument de combat par le ministre, se veut un levier pour bâtir un Burkina Faso plus fort, plus digne et plus résilient.
L’unanimité des députés autour de cette loi de finances traduit une volonté collective d’avancer ensemble vers un avenir prometteur, où chaque effort contribuera à la refondation de l’État et au bien-être des citoyens, selon le ministre.

